samedi 6 octobre 2012

PERMIS DE TUER (LICENCE TO KILL) de John GLEN


PERMIS DE TUER
LICENCE TO KILL
His bad side is a dangerous place to be
Cette fois, James Bond est seul. Et décidé à se venger


Fiche Technique

REALISE PAR : John Glen
ECRIT PAR : Richard Maibaum & Michael G. Wilson
MUSIQUE DE : Michael Kamen
PRODUIT PAR : Albert R. Broccoli & Michael G. Wilson
PRODUCTION : Danjaq – Eon – United Artists
DISTRIBUE PAR : MGM/UA au Royaume-Uni – UIP en France
ORIGINE : Royaume-Uni / USA
DUREE : 2h13min
PUBLIC : Pour Tout Public
SORTIE : 4 Août 1989 au Royaume-Uni – 16 Août 1989 en France
BUDGET : 32 Millions de Dollars
REVENUS : 156 Millions de Dollars (124 Millions de Bénéfices)
LIEUX DE TOURNAGE : Mexique & USA
GENRE : Espionnage
DISPONIBILITE : Blu-Ray Zone 2
SUITES : Seizième épisode (sur 23) de la saga James Bond

TIMOTHY DALTON : James Bond 007
CAREY LOWELL : Pam Bouvier
ROBERT DAVI : Franz Sanchez
BENICIO DEL TORO : Dario
ANTHONY STARKE : Truman-Lodge
ANTHONY ZERBE : Milton Krest
ROBERT BROWN : M
DESMOND LLEWELLYN : Q
CAROLINE BLISS : Miss Moneypenny
DAVID HEDISON : Felix Leiter

Synopsis

            Felix Leiter (DAVID HEDISON) se marie! Malheureusement pour lui, le trafiquant Franz Sanchez (ROBERT DAVI) s’invite à la noce et le mutile à vie. Le MI6 est gentiment invité à ne pas enquêter sur l’affaire. C’en est trop pour un James Bond (TIMOTHY DALTON), marqué par l’accident de Leiter. Il décide de partir à l’action afin de retrouver Sanchez et de se venger.

Critique

            On ne va pas se mentir, la saga James Bond possède un schéma bien précis qui ne diffère presque pas d’un film à l’autre. On trouve même des presque remakes de films entre eux dans la saga. Permis de Tuer en est l’exception.
            En effet, pour n’importe quelle autre saga, le coup du héros qui désobéit à son camp et qui se met à son compte, c’est vu et revu. Sauf que pour James Bond, si ancré dans son MI6 qui a totale confiance en lui, c’est très rare de le voir “going rogue“. On l’a déjà vu une fois, 20 ans auparavant, dans Au Service Secret de Sa Majesté et on le reverra 20 ans plus tard dans Quantum of Solace. Avec une régularité étonnante, James Bond lâche le MI6 pour aller régler ses comptes. Alors quand intervient Permis de Tuer, le deuxième et dernier Timothy Dalton, dernier John Glen, dernière apparition de Robert Brown, Caroline Bliss & David Hedison, dernier scénario pour la saga de Richard Maibaum, le fan de la série se réjouit, au vu de l’originalité de l’ensemble, déjà une petite victoire après le très médiocre The Living Daylights.
            Force est de constater que Timothy Dalton, à côté de la plaque dans son premier épisode, est bien meilleur quand il faut jouer le gentleman devenu vigilante contre son bon vouloir (sa manière de charger son pistolet reste légendaire). Evidemment, quand James Bond devient vigilante, il garde quand même toute sa classe et se retrouve flanqué d’une des meilleures James Bond Girl de l’histoire. En effet, Carey Lowell est une James Bond Girl dure, amusante, vulnérable et surtout intéressante. Car là est la force du film : malgré une histoire déjà connue, les personnages sont tous très travaillés, le méchant est terriblement crédible et le danger est présent. Les rebondissements sont d’une efficacité redoutable, comme ces membres des Narcs de Hong-Kong, présents ne serait-ce que quelques minutes à l’écran, mais important pour le développement des personnages.
            Ce genre de films ne marche qu’avec des acteurs concernés et, aux côtés du très bon Timothy Dalton, on ne compte même plus les excellents acteurs qui l’accompagnent. Les deux James Bond Girls sont géniales, Robert Davi apporte une ambiguïté indispensable pour éviter le déjà-vu à un méchant déjà vu dans plein d’autres films, les sbires de celui-ci sont machiavéliques à souhait (petit plus pour le jeune Benicio del Toro, glaçant) et les alliés de 007, Frank McRae, Grand L. Bush et, petite surprise, un Desmond Llewellyn très présent (ça rappelle Octopussy) sont parfaits. Du côté de la réalisation, si John Glen rame encore un peu dans les scènes d’expositions, il réalise encore toujours les scènes d’action avec efficacité (si l’on excepte, étrangement, la scène, de nuit, dans le QG des Narcs de Hong-Kong) et parvient à passionner son spectateur, deux heures durant. Quant à la chanson-titre, fini la New Wave catchy qu’on a eu lors des deux dernières aventures, place au R’n’B très fin 80’s, début 90’s, tout aussi excellent.
            Bien sûr, le film est bien trop violent pour un James Bond et manque quand même pas mal d’humour, mais Permis de Tuer se place quand même comme le meilleur James Bond depuis Moonraker. Un excellent cru, un peu mésestimé.
Ma Note : 17.5/20

Si Vous Avez Aimé, Vous Aimerez : AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE de Peter R. HUNT, première itération de “James Bond gone rogue“.

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