jeudi 26 janvier 2012

L'AMOUR DURE TROIS ANS (L'AMOUR DURE TROIS ANS) de Frédéric BEIGBEDER

L’AMOUR DURE TROIS ANS
L’AMOUR DURE TROIS ANS

Le Meilleur Film de Frédéric Beigbeder


Fiche Technique

REALISE PAR : Frédéric Beigbeder
ECRIT PAR : Frédéric Beigbeder, Christophe Turpin & Gilles Verdiani
MUSIQUE DE : Martin Rappeneau
PRODUIT PAR : Michael Gentile & Alain Kruger
PRODUCTION : The Film – SCOPE
DISTRIBUE PAR : EuropaCorp en France
ORIGINE : France
DUREE : 1h38min
PUBLIC : Pour Tout Public
SORTIE : 18 Janvier 2012 en France
BUDGET : Pas d’Infos
REVENUS : Pas d’Infos
LIEUX DE TOURNAGE : Paris, France
GENRE : Rom Com
DISPONIBILITE : Dans Vos Cinémas
SUITES : Non

GASPARD PROUST : Marc Marronier
LOUISE BOURGOIN : Alice
JOEYSTARR : Jean-Georges
JONATHAN LAMBERT : Pierre
FREDERIQUE BEL : Kathy
BERNARD MENEZ : Le Père de Marc
NICOLAS BEDOS : Antoine
ANNY DUPEREY : La Mère de Marc
VALERIE LEMERCIER : Francesca Vernisi
THOMAS JOUANNET : Le Prof de Surf
Synopsis

Marc Marronnier (GASPARD PROUST), critique littéraire et mondain, écrit un bouquin anti-amour après une rupture compliquée. Mais il rencontre très vite Alice (LOUISE BOURGOIN) dont il tombe raide amoureux.
Critique
 
Frédéric Beigbeder aime le cinéma. Le cinéma ne l’aime pas. Après un terriblement nul 99 Francs réalisé par l’exécrable et prétentieux (qui se ressemble s’assemble) Jan Kounen, l’écrivain s’attelait himself à la réalisation.
           Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, L’Amour Dure Trois Ans est le film le plus détestable du troisième millénaire. Pas totalement dénué de talent (quelques idées de mises en scène, bien qu’abominables comme le personnage principal qui commente face caméra ce qu’il fait, sont à noter) ni d’éclats de rire (deux ou trois répliques font mouche), le film souffre néanmoins du syndrome de l’ego trip aigu. En effet, c’est un film de Beigbeder, par Beigbeder, pour Beigbeder. Sans qu’on ne le voie plus de quelques secondes, sur une bonne apparition, il est partout, insupportable et égocentrique comme d’habitude avec ce scénario qui enchaîne les bons mots (enfin, les prétendus), les situations plus gênantes qu’irrésistibles, les trous d’air pénibles et surtout les clichés sur les bobos parisiens méprisables que la série Bref nous présente deux fois par semaine. A l’image du film, l’interprète principal, le myopathe (ah bon, il ne l’est pas ?) Gaspard Proust est irritant, de par son débit de parole du niveau d’un Doc Gynéco des grands jours et par sa désinvolture qui donnerait de l’urticaire à n’importe qui et qui le consacre comme le pire acteur du moment. En face de lui, on a la nudiste Louise Bourgoin qui, comme d’habitude montre ses seins, possède cet air hautain vomitif et surtout qui n’a absolument aucun talent d’actrice et le prouve encore ici. Rien n’est réaliste, tout est factice, frimeur, publicitaire, mercantile (Canal + faisait une pub pour le film assez agressive, on comprend mieux pourquoi après le film) loin de toute considération populaire. Les bobos parisiens de gauche sont un milieu fermé et nous le font savoir. En gros, ils boivent, fument, font la fête, font l’amour, bref, ils sont cools et pas vous. Rassurez-vous, les gars, on va vous laisser entre vous.
           Tout n’est pourtant pas à jeter dans cette immondice, bien heureusement et certains éléments poussent le spectateur à rester dans la salle. Pour commencer, les seconds rôles sont très bons, que ce soit JoeyStarr (il est vraiment fantastique en ce moment), Nicolas Bedos ou plus étonnamment Jonathan Lambert. Comme dit auparavant, Frédéric Beigbeder y fait une excellente apparition (comme d’habitude, il devrait s’y tenir, il serait presque sympathique) et surtout le film est tellement détestable qu’il permet de relativiser la nullité des autres films.
       Vous l’aurez compris, L’Amour Dure Trois Ans est un film hideux, détestable, honteux, vomitif et terriblement ennuyeux par-dessus tout et surtout un énorme product placement à Canal + et leur esprit auquel je n’adhère pas. Entre le copinage abusif dont Beigbeder fait preuve dans son casting, l’élitisme de certaines répliques (celle sur Shakespeare) et les gags gratuits et méchants (les sous-titres de la chanson chinoise), le spectateur ne trouve pas sa place et semble gêner Frédéric 1er dans sa quête d’auto satisfaction. Comme dit Bernard Menez dans le film, "il s’amuse". Et bien pas nous.
Ma Note : 1.5/20

Si Vous Avez Aimé, Vous Aimerez : 99 FRANCS de Jan KOUNEN, même combat.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire